Se fier a son intuition ? Une methode eprouvee pour retrouver le joie de bosser.
«Il y avait 10 candidats dans la salle, se souvient Florence Bonet. J’ai d’emblee su qui pourrait i?tre commande.» La jeune chargee de recrutement ne dit pas grand chose de le intuition a ses collegues. «Nous avons deroule bien le processus de selection et c’est “ma” candidate qui possi?de ete choisie, a l’unanimite», raconte-t-elle. Devenue depuis une chasseuse de tetes chevronnee au domaine de la sante et du medical, Florence te prend toujours soin d’ecouter ses premieres impressions. Ce qui lui permet de presenter parfois des candidats sortant du cadre. Ou de travailler avec plaisir Afin de Quelques clients «qui ont eux-memes une approche intuitive et paraissent prets a redefinir la place Afin de qu’il corresponde plus a un talent particulier».
A une echelle ou une nouvelle, chacun a deja eu des intuitions : ces perceptions immediates d’la verite qui ne procedent datingmentor.org/fr/omegle-review ni de l’analyse ni en deduction. Cette sensation que l’on va s’entendre (ou pas) avec son nouveau manager pourquoi pas, une telle certitude d’avoir trouve la bonne solution… Dans ce cas, le cerveau droit – celui de la creativite, de l’imagination » prend le lead sur le gauche – celui d’la logique ainsi que la deduction. C’est du reste la these du neurobiologiste Roger Sperry, qui lui a valu le prix Nobel en 1981.
Meme si la theorie des deux hemispheres est aujourd’hui remise en cause, l’intelligence intuitive n’a rien de magique et repose sur des processus neuronaux reels etudies par la science : ultra-rapide, elle balaye et met en relation de multiples renseignements en meme temps, des compare a des souvenirs, la ou un programme analytique, plus sequentiel, te prend son temps. Surtout, cette intelligence intuitive se revele particulierement utile dans les situations d’incertitude ainsi que contrainte temporelle qui caracterisent De surcroit qui plus est l’environnement des firmes. D’ou l’interet d’la developper, en adoptant des postures simples.
1. Admettre le role de l’intuition
J’ai premiere etape, c’est d’abord de reconnaitre qu’une large part de notre processus mental repose sur cette fameuse intuition. Les scientifiques l’ont admis depuis un moment. Le mathematicien Henri Poincare considerait, au debut du XXe siecle, que «nous prouvons avec la logique mais nous trouvons avec l’intuition». Albert Einstein affirmait lui aussi que «l’intuition est un don sacre et la raison un serviteur fidele». Notre management a fera son aggiornamento un peu plus tard.
Dans les annees 1970, Henry Mintzberg, chercheur canadien en strategie et management, a pointe la part de l’informel ainsi que l’intuition au travail des cadres, principalement pour communiquer et decider : «Le manager efficace ne choisit nullement entre nos approches analytique et intuitive des problemes, ecrivait-il. Cela utilise nos deux.»
2. Se faire confiance
Notre premiere impression reste souvent la solide. Il faut savoir la retenir, car, plusieurs experiences l’ont confime, l’expression populaire ne ment jamais ! Aux Pays-Bas, une etude via le choix du meilleur appartement parmi une quinzaine visites a ainsi conduit le groupe qui devait se prononcer immediatement, «a l’instinct», a des decisions plus avisees que celui qui avait moyen d’y reflechir. En entreprise, ca se revele paradoxale. Par prudence et par securite, on cultive la religion du chiffre, de l’analyse ainsi que l’argumentation. Mais on veut egalement aller du cadre, innover, developper rapidement.
Cette injonction paradoxale explique pourquoi, au cours d’une vaste enquete menee avec la Harvard Business School en annees 1990, 80% des cadres dirigeants ont admis choisir leur intuition, mais seuls 50% etaient prets a le reconnaitre. «Les dirigeants reussissent mieux que la moyenne aux tests intuitifs, confirme Alexis Champion, fondateur d’Iris Intuition, un organisme techniques specialise. C’est moins frappant aux echelons inferieurs ou les decisions sont controlees et doivent reposer dans des datas, une etude, des precedents.» Question d’entrainement : au bout de deux ou trois reussites dans un contexte flou, «le mental s’adapte», assure le formateur.
3. Apprendre a s’ecouter
«Confronte a la necessite de choisir, notre corps reagit, explique Alexis Champion. Par le stress, une reaction de fuite, ou avec d’autres symptomes microscopiques, qui seraient observables au polygraphe ou a l’electrocardiogramme. On va pouvoir s’entrainer a prendre conscience de ces ressentis.»
La meditation de emplie conscience pourra s’averer efficace Afin de aiguiser le attention. Elle a d’ailleurs deja seduit des entreprises et des patrons, en particulier ceux du Centre des jeunes dirigeants. «Il faudrait aussi savoir a demeler l’echeveau de sensations, d’emotions ainsi que pensees qui surgissent dans une position complexe», souligne Hugues Poissonnier, professeur a Grenoble Ecole de Management, auteur avec Quentin Mirablon de Manager avec l’intuition (De Boeck). Il est Indeniablement necessaire de reconnaitre ce qui ressort de l’emotion et risque de fausser la prise de decision.
4. Penser en marchant
«Donnez des jambes a ces remarques» : c’etait le titre d’un article publie on voit quelques annees via 2 enseignants chercheurs de Stanford ayant demontre, en observant des cohortes d’etudiants, l’interet en roule dans l’emergence en pensee creative. Socrate et Platon le pressentaient, avant Nietzsche : «Seules nos pensees que l’on a en marchant valent quelque chose», ecrivait-il au Crepuscule des idoles.
Poincare, bien lui, racontait avoir eu l’idee soudaine une nature des fonctions fuchsiennes en grimpant concernant le marchepied tout d’un autocar. Intuition qu’il verifia ensuite par l’analyse. «Mettre la peau en mouvement permet de decentrer l’attention, explique Hugues Poissonnier. Notre cerveau est moins creatif lorsqu’il est intensement focalise.» Steve Jobs ou Olivier Zuckerberg ont ete des adeptes en reunion en marchant. Les cowalkings commencent a convaincre au sein des entreprises. A la Camif entre autres, une balade le long de la Sevre niortaise reste le format habituel des entretiens annuels.
5. S’ouvrir a J’ai culture
«Enrichir le vocabulaire permet de mieux definir des sensations et d’identifier plus precisement une intuition», indique Alexis Champion. Notre culture generale permet de mieux gerer l’infobesite et l’incertitude, en fournissant des references, des comparaisons et en orientant a la fois la reflexion… et les intuitions. Beaucoup d’ecoles comme HEC ou Grenoble EM proposent, en cours ou en fin de cursus, un approfondissement des «humanites» : litterature, philosophie, sciences sociales…
L’intuition fonctionne De surcroi®t et puis efficacement avec l’age, qui permet d’accumuler quelques notions. Mes experts parlent de rationalite adaptative, une forme d’intuition construite concernant l’apprentissage : faute d’informations suffisantes ou de temps libre, le choix – satisfaisant plutot qu’optimal – s’opere au regard de situations deja rencontrees. Faire jouer son intuition n’empeche aucun reduire le champ de l’incertitude : la chasseuse de tetes Florence Bonet est d’autant plus sure de le choix qu’elle connait bien la culture d’entreprise de l’employeur, voire le futur N + 1 du candidat qu’elle selectionne.
